20.04.2011

Pour un centre qui gagne !

J'en ai plus qu'assez d'entendre que le centre, et notamment le PDC, n'a plus d'avenir dans le paysage politique suisse. Il paraît qu'on ne vote plus pour ce parti parce qu'il est trop raisonnable, trop compassé et, qu'à force d'exercer le pouvoir, il est dépassé par le style de communication à l'emporte pièce des partis extrémistes, de droite notamment. 

Il y a deux thèmes sur lesquels nous devons montrer notre différence, en ayant pas peur d'aller même à contre-courant : l'Europe et le Développement durable. 

L'état actuel de l'Union européenne et le matraquage de l'UDC contre l'adhésion de la Suisse font que plus personne n'ose affirmer sa vision d'une Suisse intégrée au continent. Pourtant la seule voie possible pour que le pays garde sa souveraineté reste l'adhésion à l'Union européenne. La voie bilatérale a fait son chemin et va dans le mur, nous ne pourrons plus renégocier chaque année les centaines d'accords selon l'évolution du droit européen. Car l'Europe évolue rapidement et nous sommes déjà forcés d'accepter cette évolution sans avoir pris part à son établissement. Est-ce là la souveraineté chère à l'ASIN et à ses coreligionnaires ? 

Même si nous sommes aujourd'hui minoritaires dans l'opinion, affirmons avec force notre volonté d'adhérer ! La voie bilatérale a fait son temps, les politiciens le savent mais ne veulent pas (ou ne peuvent pas) l'accepter ! Agissons donc pour une Suisse souveraine et intégrée, puisque la plupart de nos lois sont déjà adaptées à la législation européenne. 

Le second thème est celui du développement durable. L'accident nucléaire de Fukushima arrive à point nommé pour dire haut et fort que nous sommes pour la fin du nucléaire. Pas pour 2024 ou 2025 comme le prétendent certains utopistes, mais pour organiser dès maintenant sa sortie par des mesures d'économie et de remplacement par des énergies propres. Certes, d'autres le disent depuis longtemps, mais si les partis du centre le clament dès maintenant, ils donneront d'autant plus de force à cet élan vers le développement durable ! 

Ce message n'est en rien contradictoire avec l'appui à l'économie et à sa croissance, car la diminution des émissions à effet de serre, la rationalisation énergétique des bâtiments, l'organisation de l'écologie industrielle et l'émergence des cleantechs sont autant de facteurs de prospérité future. 

En 1992, l'UDC était largement minoritaire dans son combat contre l'adhésion européenne, elle a, avec le temps, renversé la tendance. Aujourd'hui, on peut la renverser à nouveau, car les premiers effets pervers de cette politique commencent à se faire sentir. La même UDC reste complètement autiste à l'évolution climatique et environnementale, cette attitude la perdra. C'est donc le moment de faire valoir des arguments forts et percutants pour faire gagner le centre ! 

Jean-Bernard Busset

11.02.2011

Meyrinois, prenez garde !

Vous le savez, le 13 mars et le 17 avril seront des dates importante pour le renouvellement de nos autorités et de gros enjeux vont dépendre des choix que la majorité d'entre nous aura faits en glissant son bulletin. 

On assiste à Genève comme plus généralement en Europe à une montée des extrêmes, notamment ceux qui préconisent la fermeture des frontières, le refus d'une légitime libre circulation, le rejet de nos voisins étrangers et frontaliers et même le retour à l'école de grand-papa ! L'autre extrême n'est pas en reste, puisque sous le couvert d'une préservation des acquis, il bloque toute évolution sociale, politique et urbanistique ! 

Il faut rajouter à ce sombre tableau des egos personnels avides de pouvoir qui n'hésitent pas à changer à plusieurs reprises d'étiquette politique afin de trouver le parti qui les portera au pouvoir ! Ceci même au prix de nombreux renoncements des valeurs qu'ils avaient défendues dans leurs précédentes appartenances... 

Ce ne sera pas facile. Pas facile de renoncer à choisir des personnes pleines d'attention pour vous en période électorale et qui, ensuite, essayeront d'appliquer des principes dogmatiques à une réalité bien plus complexe que celle qu'ils avaient décrite dans leur propagande. 

Voyez à Vernier, ce Conseil administratif complètement désuni où l'un de ses membres a vu son élection contestée et qui, dès qu'il a été en place, n'a cessé de faire cavalier seul, au détriment d'une gouvernance consensuelle qui seule peut être efficace.

 L'accession au pouvoir est une chose, l'exercer est une autre. L'équipe actuellement aux commandes de Meyrin a fait des erreurs (qui n'en fait pas !), mais elle est au bénéfice d'une qualité déterminante : elle a l'expérience et cette expérience est irremplaçable pour mener des projets qui vont bien au-delà des 4 ans que constitue une législature. Dès le premier jour de la nouvelle période, les représentants des partis du centre que vous aurez élus pourront continuer tout de suite à faire évoluer les mandats en cours, s'ils auront reçu votre soutien. Dans le cas contraire, les représentants des partis jusque là hors du « gouvernement » meyrinois voudront « tout changer » en arrivant au pouvoir fait perdre à la collectivité une bonne année sur les 4 ans à venir. 

Pour autant, il ne s'agit pas de refuser tout changement, si celui-ci est proposé dans la continuité ! J'aimerais cependant ne pas voir ma ville céder aux chants des slogans simplificateurs qui laissent penser « qu'il n'y a qu'à... » et qu'il « faut qu'on... » ! La gestion de la cité passe par d'innombrables compromis et c'est à des hommes et des femmes qui reconnaissent cette complexité qu'il faut faire appel.

 Jean-Bernard Busset

19.08.2010

Mais que fait la Police ? Elle boit son café !

DSCN0809.jpgEh oui, c'est certainement son plein droit ! ... pour autant que ce soit durant ses heures de pause ! Pour ce faire, 3 voitures, garées pour l'une en dehors des lignes autorisées et pour deux autres sur la partie piétonne de la place de Meyrin-Village, vers 7 h. 45, jeudi 19 août ! Pourquoi se gênerait-on ? personne ne peut les attraper, puisqu'ils représentent l'ORDRE !

En fait, à Genève, c'est "Fais comme je te dis, mais pas comme je fais !" Je croyais qu'ils faisaient de gros efforts pour être plus proches de la population...

29.07.2010

Blocher et l’Europe, une fixation inquiétante !

Or donc, Christophe Blocher a décidé que la campagne pour les prochaines élections fédérales serait menée par le futur de nos relations avec l'Europe et l'OTAN ! Pour ce faire, il va lancer une initiative interdisant à la Suisse d'adhérer tant à l'Union européenne qu'à l'OTAN. 

Ce n'est pas la première fois que je me demande si Blocher est aussi patriote qu'il le dit et s'il a vraiment une vision à moyen/long terme de la Suisse. Comment peut-on fixer dans la Constitution une entrave au développement du pays ? Même si certains refusent aujourd'hui l'adhésion, comment peuvent-ils prétendre que dans un avenir plus ou moins proche, l'intérêt du pays n'évoluera pas au rythme accéléré du monde dans lequel nous vivons ? 

L'Europe est ce qu'elle est, avec ses imperfections. Cependant, prétendre que nous pouvons nous sauver en restant à l'extérieur relève de l'utopie ! Quoi qu'on fasse, quoi qu'on en dise, nous sommes au milieu de cet ensemble, nous en sommes partie prenante et, surtout, nous devons une grande part de notre prospérité à ce continent ! Les échéances prochaines seront difficiles à négocier et nous nous devons de garder tous nos atouts pour négocier. S'interdire l'adhésion serait nous priver d'une importante possibilité et nous condamnerait à nous rendre pieds et poings liés AVANT MEME de négocier ! 

La problématique est la même avec l'OTAN : si l'on prend en compte l'éventail des dangers qui guettent aujourd'hui le pays, aucun d'entre eux ne concerne spécifiquement la Suisse : le terrorisme, les attaques de réseaux numériques, les catastrophes naturelles font partie des risques contre lesquels nous devons nous prémunir collectivement, ce sera plus efficace et aussi moins cher pour chaque pays ! Hier, l'ex-commandant Kekeis ne disait ce matin pas le contraire à la RSR ! 

L'argument de la souveraineté ne tient pas non plus : déjà aujourd'hui, nous dépendons de l'Europe, nos lois sont toutes calquées sur la législation de l'UE et si nous négocions un accord bilatéral global, nous devrons accepter tout l'acquis communautaire sans l'avoir décidé ! La vraie souveraineté serait de pouvoir choisir AVEC nos partenaires ce qui est bon non seulement pour nous, mais aussi pour le continent ! 

Mais Blocher et les siens préfèrent l'enfermement progressif du pays...

 

 

21.05.2010

ETG au Stade de Genève, une bonne nouvelle pour l’Agglo !

Il ne manque plus qu’une décision – celle de l’UEFA – pour que le FC Evian-Thonon-Gaillard puisse jouer au Stade de Genève. Ainsi, ce stade qu’on a tant de peine à rentabiliser aura un locataire supplémentaire susceptible d’alléger les apports publics destinés à le renflouer. C’est une première bonne nouvelle pour les contribuables !

 

L’autre bonne nouvelle réside dans la symbolique régionale de l’événement : l’infrastructure créée à Genève bénéficie à une entité de l’agglomération transfrontalière, elle constitue un fil supplémentaire de ce tissu régional qui peine à se former, tant les barrières administratives, politiques et culturelles sont nombreuses. Des clubs de la France entière viendront à Genève pour y jouer, les médias français, voir européens s’intéresseront à cette région si particulière, qui se construit par delà la frontière. De plus, comme le football professionnel est très lié à l’économie, les sponsors y gagneront en visibilité, ce qui encouragera peut-être des entreprises à s’implanter en France voisine très demandeuse en création d’emplois.

 

Au niveau économique, Genève sera également gagnante par l’arrivée des supporters et médias accompagnant les équipes. Hôtels, restaurants, entreprises affiliées au Stade ne pourront que profiter d’une augmentation des prestations liées à son fonctionnement.

 

Bien sûr, dès que la nouvelle a été annoncée, il y a, comme de coutume à Genève, ceux qui ne voient dans le projet que le négatif : la Police – du moins l’un de ses syndicats – qui craint l’augmentation de la charge de travail, les pauvres… Le Servette FC, qui veut renaître à la gloire et faire du Stade de Genève « son Stade » !

 

Il est tout de même malheureux que certains ne voient dans le changement que des problèmes et aucune solution ! Certes les problèmes de sécurité ne sont pas à négliger à l’époque des hooligans, mais pourquoi ne pas se donner les moyens d’innover dans ce contexte en intensifiant les collaborations avec la Police française et avec les sociétés privées de surveillance ? Et le Servette n’aurait-il pas à gagner de jouer dans un stade de dimension internationale, accueillant deux championnats européens ? La synergie sportive apportée par deux clubs de la région de haut niveau peut aussi favoriser la promotion de nouveaux talents et donner à Genève un statut envié de « Ville du football » !

 

Il suffit d’y croire !

05.05.2010

Le Projet d'Agglo et son identité

Intéressante présentation ce matin à Archamps sur le thème de la « Réalité identitaire du Projet d’agglomération franco-valdo-genevois ». Guillaume Mathelier (Maire d’Ambilly) et Grégory Tesnier (journaliste économique) ont démontré que, pour réussir, le projet se doit de révéler une ou des valeurs identitaires susceptibles d’être portées par la population.

 

Est-ce qu’un jour l’agglo franco-valdo-genevoise sera identifiable comme peut l’être un pays (la Suisse, la France…), un canton ou une commune ? Il faut pour cela un territoire bien défini (c’est le cas), une population également définie (c’est également le cas), un gouvernement (ça l’est déjà beaucoup moins, on parle plutôt de « gouvernance ») et une souveraineté (pratiquement pas).

 

Au stade actuel, l’Agglo est une organisation institutionnelle qui, si elle est plus ou moins identifiée par les élus, ne l’est pas du tout par la population. Ce qui serait utile au renforcement de cette identité, ce serait la promotion de quelques symboles représentatifs du territoire, tels que le Salève, le jet d’eau, et, dans un avenir proche avenir le CEVA ! Et même un symbole historique tel que l’Escalade se devrait d’être adapté pour devenir un patrimoine identitaire, tout comme Jean-Jacques Rousseau !

 

Ainsi, au lieu de n’être qu’un projet d’aménagement du territoire, le Projet d’Agglo se doit de communiquer dans des perspectives qui tiennent davantage de la passion que de la raison. Donnons aux habitants des raisons d’être fiers de vivre dans cet espace unique en Europe, que ce soit en termes de paysages, de culture, d’expansion économique, de qualité de vie, de société civile et cosmopolite et, un jour peut-être, de gouvernance originale d’une entité sise sur deux pays si différents !

 

Jean-Bernard Busset

12.03.2010

Si j'étais étranger permis C

Or donc, l'UDC et le MCG ne veulent pas que des frontaliers ou des permis C deviennent auxiliaires de police à Genève ! Si j'étais étranger permis C, c'est-à-dire vivant depuis longtemps à Genève, payant mes impôts, mes amendes d'ordre aussi, m'adaptant volontiers à la façon de vivre de ce territoire, je ne vois pas au nom de quoi on me refuserai d'accéder à une telle fonction.

Aujourd'hui, être suisse ou étranger à Genève ne devrait plus être déterminant. Je comprends parfaitement que l'on choisisse de vivre ici sans pour autant adopter la nationalité locale. Avec environ 40% d'étranger, on peut être de vrais Genevois sans être suisse ! De plus, avec le brassage de population constituant un mouvement inéluctable de notre monde, avec l'intégration européenne et même mondiale (elle aussi inéluctable), le critère d'appartenance à une collectivité va de moins en moins être celui de la nationalité, mais bien plus celui de la participation à la vie d'une communauté de vie composée d'origines diverses.

Si j'étais étranger, je considérerais mon passeport comme un témoin de mon origine, marquant de manière tangible le lieu de mes racines. Cet élément ne préjudicierait aucunement mon attachement à la ville, au canton et au pays dans lequel je vis depuis tant d'années ! J'espèrerais que je pourrai bientôt avoir le droit de vote et d'éligibilité non seulement au niveau communal, mais aussi au niveau cantonal afin de pouvoir ajouter ma contribution à la gestion de cette communauté. J'accepterais volontiers non seulement les droits liés à cette condition, mais aussi les devoirs !

Ainsi, le débat lié à l'accès des permis C à des fonctions destinées à défendre l'ordre public perd complètement sa justification. Mais, bien sûr, il faudra un jour que certains Genevois cessent de considérer les étrangers comme les causes de tous les maux qui nous tombent dessus ! Et là, il y a encore un grand chemin à parcourir !

29.11.2009

Minarets : j'ai honte d'être suisse !

Le peuple suisse interdit donc la construction de minarets sur le territoire national ! Ainsi, la troisième religion exercée dans le pays se voit privée d’un élément susceptible de reconnaître ses lieux de culte. C’est contraire à nos valeurs, contraire à la constitution et surtout dommageable à l’image de la Suisse à l’étranger, une image déjà fortement péjorée par la crise financière et l’affaire libyenne.

 

L’affaire libyenne ! Maintenant on sait que les otages ne sont pas prêts de revenir et que le peuple suisse s’en contre-fiche. Les Membres de l’UDC qui se sont tant mobilisés pour eux pourront-ils démontrer la cohérence de leur comportement ? Comment peut-on être à l’origine de cette initiative inique et s’indigner de l’attitude de Kadhafi ? Comment peut-on vouloir préserver la neutralité de la Suisse afin d’être actif dans la résolution des conflits et avoir voulu lancer un pareil camouflet au monde musulman ?

 

Ce vote trahit la méconnaissance crasse du peuple face à l’Islam, une méconnaissance alimentée par les intégristes nationalistes UDF et UDC. Cette méconnaissance qui conduit à la peur, alors que de plus en plus de Suisses deviennent musulmans et ne demandent rien d’autre que de vivre comme leurs compatriotes.

 

Oui, j’ai honte aujourd’hui d’être suisse, honte et déçu comme je l’ai été au soir du 6 décembre 1992. Trouvera-t-on un jour dans ce pays un courant de pensée dynamique et sans arrières pensées pour donner une vision prospective et motivante aux jeunes ? Le rôle de la Suisse n’est pas de se recroqueviller sur elle-même, nous sommes trop petits pour cela. Notre rôle est de montrer à l’Europe et au monde en quoi nous pouvons être utiles dans les domaines de l’intégration des étrangers, de l’environnement, de la résolution des conflits, du fédéralisme et de la démocratie. Ce vote a tout flanqué par terre…

 

Ce soir, les Blocher, les Freysinger, les Pardo et leurs amis font fêter une régression du pays et se vanteront de l’incompréhension du monde face à cette Suisse qui fait tout pour fuir devant les enjeux de son avenir !

09.11.2009

CEVA – lorsque les opposants vous font croire que….

Selon les opposants au CEVA, Genève ne serait peuplé que d’incompétents notoires, incapables d’additionner deux et deux, dotés d’un sens pratique frisant la médiocrité. Chacun se fait donneur de leçon, voire ingénieur du dimanche : « ils n’ont rien compris, font un métier à la portée de tous et ne vivent pas dans le monde réel ». Et je ne vous parle pas des politiciens… A croire qu’ils ne sont élus par personne.  

C’est vite oublier que des organes de contrôle existent et que les décisions ne sont pas le fait du prince. Commissions, parlement, amendements, cour des comptes, instances fédérales, ... Un budget qui dérape ou une infrastructure ratant sa cible, aura des conséquences sur ceux qui en ont la charge.  

Dois-je désormais m’inquiéter des compétences des ingénieurs qui ont conçu le pont que j’emprunte ? Bien sûr que non. Que les opposants cessent de draper leur point de vue d’un dénigrement compulsif. 

Si j’en crois leur proposition de « barreau sud », leur objectif n’est pas d’apporter une solution à la mobilité des Genevois : des rails au milieu des champs de colza de Bardonnex ne désengorgeront pas le centre-ville. La ligne SNCF du pied du Salève n’a qu’une voie et est saturée : un train quittant Annemasse empêche un autre train de partir de Saint-Julien. Nul besoin d’être ingénieur pour comprendre que les cadences démotiveront les usagers.

23.10.2009

L'Agglo et l'aménagement du territoire

Pour tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin au Projet d'agglo franco-valdo-genevoise, mais aussi aux procédures administratives pour passer d'une zone agricole à une zone d'activités écinomiques ou de logements, voici les présentations de Bernard Leutenegger pour le Canton de Genève et de Jérôme Josserand pour le département de l'Ain sur le thème "Approche comparée de l'aménagement du territoire à Genève et au Pays de Gex". Cette conférence a été donnée le 16 septembre dernier en séance plénière de la CCIT (www.ccit-info.org).

Approche comparée aménagement du territoire - B Leutenegger GE.pdf

Approche comparée aménagement du territoire - J Josserand F.pdf

15.08.2009

Des étrangers à la Police genevoise ? Pourquoi pas ?

L’interview de Walter Schlechten à l’émission Forum de la Première de vendredi m’a sidéré. L’opposition du syndicat qu’il dirige à la formation et à l’engagement de policiers français à Genève s’appuie selon lui sur 2 éléments fondamentaux : 1. le fait qu’ils n’auront pas le droit de vote et 2. la différence culturelle entre la France et Genève, différence qui n’existerait pas entre Bâle – qui emploie des policiers français et allemands – et la France et l’Allemagne.

 

Le droit de vote : Cela poserait un problème éthique car lorsque l’on représente la loi, on doit avoir un jour voté pour ou contre elle ! Il est curieux que Monsieur Schlechten mette en avant un problème éthique, alors que la Police genevoise n’est pas vraiment connue pour être exempte de bavures de tous ordres ! Et est-on si sûr de savoir que tous les policiers genevois s’intéressent à la politique ? A part quelques exceptions notoires au MCG, où la confusion des rôles est plutôt néfaste, la proportion entre votants et non-votants ne doit pas être si différente que celle de l’ensemble de la population…

 

La différence culturelle : Alors ça, c’est vraiment le « pompon » ! Alors que près de 50'000 frontaliers travaillent chaque jour à Genève, la « différence culturelle » ferait obstacle au travail de policiers frontaliers ? Alors que chacun s’accorde à dire que l’avenir de Genève, c’est son agglomération franco-valdo-genevoise, la Police genevoise devrait rester « pure », du style des Aryens de sombre mémoire ? Votre recommandation de prospecter les autres cantons romands fait fi des besoins de ces dits cantons et j’imagine que les Valaisans et Fribourgeois à Genève y sont déjà surreprésentés ! L’évolution logique ne va-t-elle pas vers une harmonisation, voir même une fusion des polices romandes ? Je sais que ce sera difficile tant que les Genevois seront surpayés en comparaisons de leurs collègues, mais ça viendra forcément un jour.

 

Ce qui transparait dans ce discours, c’est un corporatisme du plus mauvais genre, saupoudré d’un soupçon de xénophobie. Et si l’on parle de culture syndicale, il n’y a pas vraiment photo entre les manifestations policières que l’on a vécues à Genève et les pratiques de certains syndicats français passés dans l’art de manier menaces et pressions pour obtenir des privilèges indus !

27.07.2009

Le CEVA en 5 points

Je ne suis qu'un simple citoyen, affilié à aucun lobby, qui ne fait plus de politique depuis longtemps, mais qui croit à une région franco-valdo-genevoise intégrée, qui, avec le temps, saura organiser son avenir malgré les problèmes administratifs inhérents à la frontière. Je constate qu'un lobby "Anti-CEVA" s'est formé, qu'il semble disposer de moyens importants déjà au moment de récolter des signatures pour son referendum contre le complément budgétaire voté par le Grand-Conseil.

Nous devons avoir une vision à moyen/long terme de notre agglomération, ceci malgré les aléas auxquels semblent s'attacher les opposants. Cette vision doit primer sur les difficultés de la réalisation, c'est pourquoi il faut soutenir ce projet:

 

1         Le CEVA, un outil de développement de l’agglo

Nous nous acheminons vers une agglomération de l’ordre du million d’habitants, soit 200'000 habitants de plus et 100'000 emplois supplémentaires. Une mobilité dynamique et multimodale est donc urgente et indispensable pour assurer le maintien et la croissance du niveau de vie de la région. Nous savons que Genève est un cul de sac ferroviaire qui a freiné un siècle durant l’utilisation plus intensive des transports publics. Il est absurde de se couper de la rive gauche qui devient de plus en plus dense en populations, mais aussi de plus en plus dynamique économiquement parlant (p. ex. Vallée de l’Arve). Dans le cadre du Projet d’Agglomération franco-valdo-genevoise, le CEVA constitue un maillon important et structurant du développement régional dont on ne peut se passer. Les opposants font penser à ceux qui, à l’époque, s’opposaient à l’autoroute de contournement qui, aujourd’hui déjà, est saturée !

 

2         Un projet du XIXe siècle ?

Parce que la concession fédérale existe depuis 1912, les opposants considèrent le CEVA comme un projet du XIXe siècle. Si les conditions socio-économiques ont changé, cette liaison n’en demeure pas moins indispensable, elle correspond, aujourd’hui comme hier, aux importants flux de déplacements de l’agglomération. Si la liaison avec St-Julien et Archamps n’est pas prise en compte, le CEVA constitue tout de même une base de laquelle toute évolution future de ce RER pourra être envisagée. Ce qui est sûr, c’est que le projet existe et qu’il est prêt à être réalisé, alors que toute variante fera perdre une bonne dizaine d’années à Genève pour satisfaire un besoin urgent de mobilité.

 

3         Trop facile de dire que c’est trop cher !

Les opposants en ont fait leur slogan : « Deux milliards pour le CEVA, c’est trop cher ! ». A l’heure actuelle, personne ne parle d’un tel montant, puisque le référendum en cours ne concerne que les 113 millions supplémentaires nécessaires au démarrage du projet qui s’ajoutent aux 950 millions déjà budgétés. La Confédération prendra en charge 58% du projet, plus values comprises. Tout projet étalé sur plusieurs années subit des renchérissements inévitables, mais nul ne peu prétendre avec certitude que l’on atteindra les 2 milliards. Sachant l’argument porteur, les opposants n’hésitent pas à le proclamer, même s’il porte une part importante part de démagogie et de vérités impossibles à étayer, donnant ainsi un gros coup à leur crédibilité !

 

4         Le CEVA n’est pas contre Colovrex, la traversée du lac, ni contre les 3e voies ferroviaire et autoroutière.

Les autres grands projets de l’agglomération ne peuvent en aucun cas constituer une alternative au CEVA, mais bien plutôt des compléments utiles et intéressants. Oui, le déplacement de la zone industrielle de la Praille (ou d’une partie de celle-ci) vers Colovrex va dans le bon sens en raison des avantages logistiques qu’elle offre : proximité de l’aéroport, de la gare CFF (avec une prolongation possible des voies vers le site), de l’autoroute, de la frontière (avec possibilité d’aménager aisément une zone hors-douane). La traversée du Petit-Lac va également dans la logique de l’aménagement de l’Agglo en constituant une ceinture complète de la ville. De même pour les troisièmes voies ferroviaires et autoroutières. Lorsque l’on connaît la lenteur de la gestation des projets à Genève, le CEVA ne doit en tous cas pas être mis en concurrence avec eux, ce seront ceux de la génération suivante !

 

5         Une mauvaise décision vaut mieux que pas de décision du tout !

Au-delà de leurs slogans démagogiques, les opposants font aussi des remarques intéressantes, dignes d’être prises en compte. Cependant, il arrive un moment ou il faut décider et appliquer la décision ! L’acceptation du referendum signifierait l’arrêt du projet, une reprise en compte des arguments présentés selon les procédures démocratiques habituelles, soit un retard d’au moins 10 ans pour une réalisation indispensable à Genève ! Cela équivaudrait à ne pas prendre de décision, c’est-à-dire continuer à parler de développement durable sans pouvoir l’appliquer, continuer de parler Projet d’Agglo en oubliant l’une de ses pièces maîtresses, continuer de parler mobilité multimodale en la bafouant, etc.

 

Tous les grands managers l’affirment : Le manque de décision a toujours provoqué des catastrophes qu’une décision, même critiquable, n’aurait jamais engendrées !

 

 

11.07.2009

La bataille du Dimanche

En réponse à un récent post de Michel Tedeschi qui donnait 10 raisons de refuser l’ouverture des magasins le dimanche, je m’étais promis de trouver 10 raisons d’accepter cette évolution positive de notre société. Je n’en ai trouvé que 7, mais elles valent certainement les 10 de MT !

 

  1. Le travail du dimanche est déjà une réalité dans plusieurs domaines : les transports, les loisirs la santé. C’est aussi une opportunité de créer de l’emploi (c’est le Président Lula qui l’affirme, il n’est pourtant pas un chantre du capitalisme non réglementé !). De l’activité pour ceux qui, grâce à une convention collective adaptée, auront la possibilité de gagner davantage et d’aménager leur temps de travail en fonction des contraintes familiales ou professionnelles de leur entourage. Pensons également aux étudiants qui ont ainsi la possibilité de mieux vivre cette période importante de leur existence.

 

  1. Tous les sociologues vous le diront, l’acte d’acheter est devenu « faire du shopping », c’est-à-dire un acte de loisir qui permet de passer un moment agréable, la configuration et le succès des nouveaux centres commerciaux est bien là pour le prouver (La Praille, Balexert, Westside à Berne). C’est devenu donc une activité parfaitement exerçable un dimanche !

 

  1. Même si « faire du shopping » peut être assimilé à des achats superflus (ce qui reste à démontrer), les achats « utiles » ne sont pas pour autant à négliger : allez un dimanche à la Migros de l’Aéroport et observez qui achète quoi ! Ce magasin est véritablement trop petit pour une clientèle axée essentiellement sur l’alimentation !

 

  1. Au nom de quel principe devrait-on décréter une « obligation d’oisiveté » un jour par semaine. Ce n’est pas faire montre d’anticléricalisme que de constater que la société change et que le sens sacré du dimanche n’a plus la même signification, c’est même une bataille d’arrière-garde pour un passé révolu ! Pour une gauche qui se dit « progressiste », c’est un peu le monde à l’envers !

 

  1. Cette question est symbolique de l’incapacité de notre société à se réformer. La peur du changement amène certains à ne prévoir que des conséquences négatives : l’exploitation du personnel, la course vers le consumérisme, le renforcement du matérialisme… Alors que le fait de pouvoir enfin se libérer des interdits imposés à notre vie quotidienne, le fait de pouvoir consommer où je veux, quand je veux, vont dans le sens d’une amélioration de la qualité de vie !

 

  1. Exploitation du personnel : Il va de soi que les personnes travaillant le dimanche le feront dans le cadre d’une convention collective assurant pour le moins un salaire augmenté et une compensation du temps de travail, assortie d’une clause de volontariat. Une ouverture à l’engagement d’étudiants sera encouragée.

 

  1. Le dimanche, jour de repos, est un des fondements culturels de notre société : C’est tout de même curieux que la gauche, si souvent anticléricale, se serve d’un tel argument ! Oui, c’est le dimanche pour les chrétiens (dont je fais partie), c’est le vendredi pour les musulmans et c’est le samedi pour les juifs. A Genève, nous sommes multiculturels, multiconfessionnels et cosmopolites, c’est une chance et libérer le dimanche, c’est nous ouvrir à toutes ces cultures !

06.10.2008

Pourquoi les Pics-Verts se cachent-ils ?

Les Pics-Verts sont très présents dans cette drôle de campagne pour la Constituante: sur les bus, affiches et autres stands. Mais sait-on vraiment de qui il s'agit ? L'article de Jean-François Girardet dans la TG de ce matin est à peine explicite: il parle de la disparition possible du volatile sous la pression des "yaka bétonner", mais à peine plus. Il faut que ce soit clair, les Pics-Verts sont les propriétaires de villas à Genève, ceux qui occupent le plus grand nombre de mètres carrés de logement par habitant dans un canton qui connaît la plus forte pénurie de logement depuis fort longtemps. La nouvelle constitution doit faire preuve de vision pour un avenir qui ira largement au-delà des 10 prochaines années et le concept d'habitat collectif devra obligatoirement s'imposer, ce qui n'empêche pas la qualité du logement, ni l'aspiration à la propriété !

Nous avons pourtant, tout  proche de nous, l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Le mitage du sol opéré par les implantations de villas en France voisine est maintenant déploré même par les milieux favorables à la liberté d'établissement !

Alors prenons garde : l'avenir de Genève passe par une politique d'aménagement du territoire préservant les espaces verts, donc en densifiant les zones habitables. C'est tout le contraire de ce que préconisent les Pics-Verts !

03.07.2008

Le cassis de Dijon ou l’absurdité de la politique européenne du Conseil fédéral

Or donc, le Conseil fédéral, par la voix de Doris Leuthardt, lance le projet de loi instituant le principe du Cassis de Dijon pour rendre les produits importés moins chers. Sous le couvert d’une bonne intention, on va cependant nous imposer une nouvelle voie dans nos relations avec l’Union Européenne, la voie de l’unilatéralisme. Ainsi, après avoir refusé l’adhésion sous prétexte de perte de souveraineté, on s’est engagé dans la vois du bilatéralisme avec les complications que l’on connaît : nécessité de négocier chaque domaine séparément, de remettre à jour les négociations à chaque extension de l’UE et, comme nous le ferons en 2009, de confirmer la validité de la voie choisie !

 

 

Avec le Cassis de Dijon, il s’agit là d’une mesure unilatérale : la Suisse accepte sans négocier les normes européennes en matière d’information au consommateur, de sécurité alimentaire et de pratique commerciale afin de rendre les produits importés meilleur marché. On renonce donc à négocier un accord de libre échange sur les produits agricoles (qui sont les plus concernés par le Cassis de Dijon) parce l’on a peur des réactions du monde paysan et aussi, parce que l’on a aussi peur que l’UE revienne avec, en contrepartie, des exigences supplémentaires sur le secret bancaire.

 

 

La conséquence de cette politique est :

 

 

  1. Que la Suisse n’aura pas accès à la Cour Européenne de Justice en cas de contestation sur les produits concernés puisqu’elle n’est pas membre de l’UE. Cette Cour est pourtant la seule instance habilitée, le cas échéant, à condamner des producteurs européens ayant violé les principes du cassis de Dijon.

     

 

  1. Que les producteurs suisses ne pourront pas bénéficier du même principe s’ils exportent leurs produits dans l’UE. Il s’agit donc de privilégier des concurrents aux producteurs suisses sans que ceux-ci aient la possibilité de se défendre. De plus, la Suisse n’a aucune possibilité d’être représentée auprès des institutions de l’UE qui statuent sur l’application du principe du Cassis de Dijon.

     

 

Il faut donc que le Conseil fédéral soit cohérent : soit il introduit le principe du Cassis de Dijon dans le cadre d’une nouvelle négociation bilatérale avec les conséquences et la lenteur que l’on connaît, soit il envisage enfin l’adhésion de la Suisse à l’Union Européenne. Il ne suffit plus de dire que l’opinion n’est pas préparée à l’adhésion, il faut clairement mettre en lumière la complexité de la situation actuelle (qui va s’aggraver encore…) et la perspective d’une adhésion qui garantira mieux la souveraineté de la Suisse à chaque étape de l’évolution socio-économique que nous vivons.

 

08.04.2008

L'UDC vers la dérive sectaire ?

Les récents événements auxquels nous fait assister l'UDC ont tout de la dérive sectaire : Le gourou Blocher, par l'entremise de son nouveau Chambelan Brunner a décidé que la secte (pardon, le parti !) se devait d'être maintenant purifiée. Alors débarrassons-nous de la traîtresse Widmer-Schlumpf, de la secte d'abord, puis du Conseil fédéral ensuite ! Et si ça ne marche pas, coupons la branche malade, c'est-à-dire la section des Grisons qui a favorisé l'émergence d'une telle dissidence !

Le plus curieux dans cette affaire, c'est que le Comité central semble avoir presque complètement suivi, même les Vaudois, les Bernois, les Fribourgeois ont suivis ou se sont abstenus. Ceci même si leur base semble ne pas suivre leurs délégués (bien sûr, voyons, s'ils sont délégués, ils sont donc blochériens !).

Curieusement, dans le même temps, on apprend dimanche soir à Mise au Point qu'à Genève, Yves Nydegger a eu (s'il n'a pas encore) des responsabilités dans la secte Moon et qu'il ne conçoit l'action de l'UDC que dans sa version blochérienne. Par ailleurs, avez-vous constaté comme moi le changement de comportement de Jean-François Rime ? Lui qui était si sympathique est devenu si apathique et triste pour commenter la situation actuelle du parti, notamment pour argumenter les décisions de la direction zurichoise. Quant à Yvan Perrin, c'est le seul qui semble bien se sentir dans ses nouveaux habits de Vice-chambellan, il est vrai que, pour lui l'autorité et la hiérarchie bien marquées ne peuvent que conforter son équilibre personnel !

Aux dernières nouvelles, quleques lueurs cependant apparaissent : les sections vaudoises, fribourgeoises, bernoises et thurgoviennes veulent consulter leurs bases respectives afin de vérifier si la voie de l'obscurantisme est bien la bonne. On peut toujours rêver ! ... bien que je préfère que les vraies questions liées à la gouvernance du pays soient prises en charge par des partis dignes de leur mission !

15.02.2008

Vers une nouvelle constitution à Genève ?

J’ai déjà mis un OUI dans mon bulletin de vote du 24 février prochain. Je pense et espère que l’on va pouvoir élire une constituante destinée à effectuer un nécessaire toilettage de notre vieille constitution.

 

Ce que j’espère surtout, c’est les futurs constituants auront le courage de repenser de fond en comble le document. Car nous vivons depuis des décennies avec un fatras d’articles ajoutés au gré des différents plébiscites et qui n’ont, à mon avis, qu’un très lointain rapport avec ce qui devrait constituer le contenu d’une constitution digne de ce nom.

 

Une constitution, c’est le document fondamental de la République. Ne devraient y figurer que les éléments relatifs à l’organisation et au fonctionnement de l’Etat, la définition et les compétences des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, le mode de fonctionnement de la démocratie, la proportion en rapport avec la population des nombres de signatures pour référendums et initiatives, ainsi que les modes d’élection. Pour Genève, ce sera aussi la nécessaire diminution du nombre de communes, les procédures de fusion, la remise à jour des compétences communales et cantonales, sans oublier la réforme du statut de la Ville par rapport à celui de l’Etat.

 

Ces éléments devraient suffire à ériger La Constitution, c’est-à-dire les statuts de base du Canton. Tous les textes votés et ajoutés au gré des nombreuses décisions et initiatives devraient, eux, s’inscrire dans un autre document, une sorte de Loi fondamentale qui, elle, serait sujette aux modifications législatives, telles que l’interdiction de la chasse, la protection des locataires, l’aménagement du territoire, etc.

 

Ainsi, nous aurions deux documents séparés qui pourraient ainsi être mieux communiqués aux citoyens, donc être mieux compris, et qui supporteront mieux les aléas de la vie politique : le premier ne serait plus modifié jusqu’à la prochaine constituante (dans 50 à 100 ans !) et le second, son complément, qui s’adaptera aux différentes règles que voudront se donner les genevois au fil du temps.

06.12.2007

Le Tram à Meyrin : Quand décidera-t-on enfin ?

Une nouvelle pétition initiée par l’AHVM (Association des Habitants de la Ville de Meyrin) conteste une fois de plus le tracé officiel du tram dans la cité de Meyrin. Le point de non retour s’approchant, ce groupe d’habitants refuse le projet pourtant connu de tous depuis maintenant plus de 12 ans !

 

A la suite de la publication du rapport du cabinet EGIS RAIL, établi sur demande du Conseil municipal afin de recevoir un point de vue autorisé et indépendant, le Comité des pétitionnaires conteste l’indépendance dudit cabinet. C’est son droit, mais quelle aurait été sa position si les conclusions du rapport avaient été conformes à ses propositions ?

 

Je ne reviens pas sur la difficulté de trouver un spécialiste des transports publics sur rail qui soit étranger à tous les projets de la région depuis plus de 20 ans. Cependant, la véritable question réside plutôt la confrontation de la vox populi face à des experts qui sont à l’origine des décisions prises par l’autorité politique.

 

Aujourd’hui, l’AHVM a produit un effort intéressant en réunissant avec l’aide de la CITRAP et du Centre commercial un grand nombre de signatures et l’étude de EGIS RAIL confirme le tracé initial par des arguments à mon sens tout-à-fait objectifs en y apportant la compétence de consultants expérimentés par la réalisation de multiples projets semblables.

 

Le malheur a voulu que nous ayons eu ce printemps des élections municipales et que plusieurs partis et candidats ont soutenu ce mouvement uniquement dans le souci de récolter des voix ! Aujourd’hui, ces élus sont prisonniers de leurs promesses et défendent une cause qu’ils savent dorénavant perdue ! Cette récupération politique, qui est allée jusqu’au Grand Conseil, n’a en rien aidé à la clarification du problème posé.

 

Cette semaine, nouveau rebondissement : Marc Muller décide de mandater une nouvelle étude ! Non pas pour contester la position de Robert Cramer mais « par respect des habitants de Meyrin » ! Ce sera la troisième du genre, et il faudra bien entendu qu’elle soit menée par un cabinet indépendant ! Quelle gageur !

 

Quand est-ce que nos politiciens auront enfin le courage de décider, même si la décision n’est pas populaire ?

 

20.11.2007

Médias et campagne électorale : ça vous intéresse ?

La SRT Genève (Société des auditeurs et téléspectateurs de la RSR et de la TSR) organise demain dès 18 heures au CDE un débat sur la manière d'aborder les joutes politiques sur nos médias de service public :

Médias et campagnes politiques : « Je t’aime, moi non plus ! »

 

Romaine Jean

 

Romaine Jean (TSR)

 

Alain Maillard

 

Alain Maillard (RSR)

 

Mercredi 21 novembre à 18 h.
Cercle des Dirigeants d'Entreprises – 2e étage
17, rue François-Dussaud 1227 Les Acacias
Tel : 022 738 39 38

 

(Parking devant l’immeuble et Parking des Vernets. Le parking Aligro ferme à 19h00)

 

Le but de cette manifestation est de proposer une discussion entre deux professionnels des médias et le public, afin qu'ils expliquent leur travail dans le cadre des campagnes politiques, de la dernière en particulier. Les différentes approches de la campagne traitées par deux médias du service public, les contraintes, les limites, les responsabilités, les erreurs (?), les coulisses aussi.

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10.11.2007

Intégration, j'écris ton nom...

Les envolées des débats des dernières élections fédérales se sont maintenant tues, mais les problèmes demeurent et il va falloir les résoudre !

 

L’intégration, par exemple, ou plutôt la gestion des flux migratoires vers notre pays va devenir un thème toujours plus aigu et ce n’est pas la dernière loi Blocher que le peuple a votée qui résoudra quoi que ce soit ! Claude Monnier le disait dans un récent éditorial, la Suisse n’a aucune politique migratoire et chacun s’émeut de l’arrivée au pays d’étrangers riches ou pauvres qui s’installent dès qu’ils en trouvent le moyen. Dans la même édition de la Tribune, Laurent Moutinot déclarait que La « recette magique » de l’intégration reste à inventer. Il doit savoir ce qu’il en est à Genève, étant en charge de la Justice et de la Police…

 

Ils doivent s’intégrer ! Ils doivent apprendre notre (ou nos) langue(s) ! … et surtout ne provoquer aucun trouble ! Voilà le credo du parti de qui vous savez et qui semble avoir trouvé un réel écho parmi la population. Ce discours et ces slogans participent bien entendu de la crainte et de l’inquiétude de nos contemporains face à la complexité du monde. Michel Onfray, le philosophe français, disait dernièrement sur la 5 à propos de l’intégration telle qu’elle est défendue dans certains milieux : J’aime les étrangers s’ils sont Français, les Noirs, s’ils sont blancs, les femmes si ce sont des hommes, les homosexuels si ce sont des hétérosexuels, etc.

 

Si nous entendons intégrer de cette manière les flux actuels et futurs de notre population, alors nous avons tout faux ! Pour moi, nous avons, nous Suisses et résidents de longue date, autant à nous adapter aux nouveaux arrivants qu’eux-mêmes ont à s’intégrer aux conditions de vie de notre pays. C’est par cet enrichissement que nous nous préparons avec nos enfants à faire évoluer notre pays vers une société ouverte et prospère. Nous sommes déjà aujourd’hui bien heureux de nous faire soigner par des médecins étrangers et nos entreprises saluent l’arrivée d’informaticiens est-européens et indiens pour assurer leur développement, car nos écoles n’en forment plus suffisamment pour répondre à la demande locale !

 

Cela demande bien sûr un effort. En sommes-nous encore capables ?